Circus Poker v2.0


03
MAI

WPT de retour à Paris

en septembre 2011 (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 03 mai 2011 - 23:42

L'ACF recevra à nouveau le World Poker Tour en septembre.

 

C'est la troisième fois que Paris reçoit le WPT, après l'étape de mai 2010 et le WPT National Series en février dernier.

 

Parmi les épreuves proposées, citons le main event (7500 euros) sur six jours, un high roller à 15000 euros et un omaha à 5000 euros (tournois triple chance)

 

Des satellites seront disponibles sur acfpoker.fr et seront bien entendu programmés également à l'Aviation Club de France.

 

Le programme est le suivant (attention, il est toujours sujet à changements) :

 

- 1 et 2 septembre : satellites

- 3 septembre 14h : jour 1 de l'omaha cup (5000 euros)

- 5 et 6 septembre : jours A du Grand Prix de Paris (main event)

- 7,8,9 septembre : Jours 2, 3 et 4 du Grans Prix de Paris

- 9 septembre : High Roller (15000 euros) - jour 1

- 10 septembre : Finale du Grand Prix de Paris et jour 2 du high roller

- 10 septembre : 1000 euros NLH - jour 1

- 11 septembre : finales du high roller et du 1000 NLH

 


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03
MAI

EPT de San Remo (7)

L'Italie contre le reste du monde (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 03 mai 2011 - 09:52

Le casting de la table finale de l'EPT de San Remo qui se déroule aujourd'hui est connu. 4 italiens, un russe, un allemand, un anglais, et une canadienne d'origine asiatique.

 

Parmi les finalistes, on notera la présence du joueur Pro Pstars Max Lykov, qui pourrait en cas de victoire cet après-midi, devenir le premier joueur de l'histoire à posséder deux titres EPT à son palmarès (après Tallinn en 2009).

 

Lykov devra pour ça cravacher, parce qu'il partira avec un stack plus de 5 fois inférieur à celui du chipleader anglais Rupert Elder.

 

Ce dernier est plutôt débutant dans les tournois, mais se trouve être à 24 ans, un joueur de cash game accompli. La confiance ne lui manque pas. En effet, hier il déclara que le seul joueur à table qu'il craignait était malheureusement à sa gauche en la personne du très jeune allemand Max Heinzelmann.

 

Heinzelmann second en stack à juste un poil du chipleader, a plutôt le vent en poupe ces derniers temps. Il a en effet terminé second de l'EPT de Berlin il y a 3 semaines pour un gain de 500.000€. Ce coup de maître n'était d'ailleurs pas son coup d'essai. En effet, l'allemand est encore un excellent exemple de transition du on-line, où il cumule plus de 450.000$ de gains vers le live.

 

Le dernier participant non italien de cette finale est une participante. Il s'agit de la canadienne d'origine asiatique dont je vous parlais hier, Xuan. A 25 ans, la résidente de Toronto continue son petit bonhomme de chemin, et semble indestructible dans sa marche vers les sommets. Elle est la première représentante de sexe féminin en table finale d'un EPT depuis Liv Boeree il y a un an au même endroit.

 

Enfin parmi nos 4 locaux, il n'y a pas que des inconnus, à commencer par Francesco De Vivo, 40 ans, qui cumule en live plus de 600.000$ de gains, dont une seconde place en 2008 à l'EPT de Copenhagues.

 

Les 3 derniers sont moins à la fête en ce qui concerne leur palmarès, mais seront certainement portés par un public présent en masse.

 

Les places à table et les stacks:

 

Seat 1. Francesco De Vivo, Italy – 1,090,000
Seat 2. Max Lykov, Russia, Team PokerStars Pro -- 1,495,000 (photo)
Seat 3. Rupert Elder, UK – 8,005,000
Seat 4. Max Heinzelmann, Germany – 7,885,000
Seat 5. Xuan Liu, Canada – 1,740,000
Seat 6. Roberto Spada, Italy, 4,775,000
Seat 7. Massimiliano Manigrasso, Italy – 2,000,000
Seat 8. Costantino Russo, Italy – 2,565,000

 

La finale est annoncée comme retransmise sur Pokerstars TV à partir de 12H00.

 

 


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03
MAI

Des news du poker-dating

l'âme soeur ce mercredi 4 mai à Paris? (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 03 mai 2011 - 09:36

Il y a un petit mois, je vous avais parlé du poker-dating. Cette fois, la grande première est sur les rails, et se tiendra à Paris demain. Voici un petit rappel de ce en quoi consiste les organisations de Secret Poker, et quelques infos pour ceux qui auraient envie de faire le grand saut.

 

Le speed-dating, littéralement « rencontres rapides », est une méthode de rencontres amoureuses rapides et en série.

 

Souvent titrée « 7 femmes, 7 hommes, 7 minutes », cette pratique consiste à mettre en tête à tête des célibataires des deux sexes.

 

Si l'on se doute que cette pratique nous vient des États-Unis, il est étonnant de découvrir que l'origine de cette pratique date de la fin des années 90 et nous vient d'un rabbin, Yaacov Deyo, qui avait pour objectif de préserver la culture juive en poussant aux mariages intra-communautaires.

 

Le succès a été rapide et s'est propagé à toutes les communautés avant de traverser l'Atlantique.

 

Le poker étant un autre phénomène de mode, Secret Poker a décidé d'accoupler les deux activités.

 

Les célibataires se rencontrent donc en Heads-Up sans qu'il y ait d'argent en jeu. Chaque main gagnée vous vaudra de découvrir un secret de votre vis-à-vis. Chaque célibataire livrera sept mini-parties successives avec au moins un point commun avec la personne du sexe opposé : le poker.

 

Selon les organisateurs, les arguments ne manquent pas pour découvrir le poker-dating :

 

- pour bénéficier de l'intimité du tête à tête sans les inconvénients: le poker brise la glace et les secrets dévoilés vous fournissent des sujets de conversation originaux et amusants
- pour découvrir les plaisirs du poker sans jouer d'argent et dans une ambiance conviviale
- pour cerner beaucoup plus vite la personnalité de l'autre grâce aux secrets, et surtout pour découvrir si vous avez le même humour
- parce qu'après tout, le bluff aussi fait partie de la séduction…
- parce que pour trouver le bonheur, il faut savoir parfois prendre des risques…

 

Célibataire ? Amateur de poker ? Il vous en coûtera trente euros pour participer à cette première si vous êtes un garçon. Les filles bénéficient d'un « freeroll ».

 

Ah oui, dernier détail, il vous faudra également un billet Thalys car le poker-dating se déroule dans un bar parisien ce 4 mai.

 

D'ici-là, préparez votre liste de secrets en cas de bad beat dans les thèmes suivants :

 

- Grands moments de solitude
- Petits plaisirs honteux du quotidien
- Goûts culturels que l'on n'assume pas (films, télévision, livres, musique, sport, etc...)
- Choses que l'on a toujours rêvé de faire en secret
- Personnes que l'on admire secrètement
- Pires rendez-vous jamais vécus
- Choses que l'on a honte d'avoir faites
- Petites phobies et autres hantises

 

Bon amusement.

 


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02
MAI

EPT de San Remo (6)

ils ne sont plus que 24 (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 02 mai 2011 - 11:27

Comme déjà expliqué hier dans mon "petit" article, il n'y a plus de belge en course à San Remo. Ce qui ne nous empêche pas de nous intéresser à la suite de la compétition.

 

Ils étaient revenus à 60 joueurs pour la quatrième journée de l'EPT. Parmi ce field de plus en plus réduit, on trouvait encore en lice suffisamment de stars pour que le tournoi ne perde pas en intérêt. Point de vue spectacle, il n'y a pas à dire, on a été servi.

 

Et la bonne nouvelle, c'est que dans les 24 survivants qui prendront par au day 5, il y a encore 2 têtes bien connues qui pourraient non seulement se qualifier pour la table finale, et pourquoi pour l'histoire, l'emporter.

 

Ainsi, nous aurons le plaisir aujourd'hui de suivre le joueur russe Max Lykov, 4ème au chipcount actuel, membre de la Team Pro Pokerstars, meilleur joueur de la saison 6 de l'EPT et surtout dernier joueur en course à pouvoir être le premier joueur de l'histoire à détenir deux titres EPT après sa victoire à Tallinn en août 2009.

 

Nous suivrons également de près le champion du monde 2009, Joe Cada, qui a progressivement élevé son stack tout au long de la journée, pour terminer à la 5ème place au chipcount.

 

Et les autres?

 

Statistiquement, il y a plus de 50% de chances de voir un joueur italien l'emporter demain à l'issue de la table finale. Ces derniers sont encore au nombre de 13 sur 24 joueurs encore en course.

 

Le chipleader, figure en poupe du poker on-line, l'américo-chilien expatrié en Norvège, Nicolas Yunis joue cette semaine son tout premier EPT et ne semble pas être impressionné. Il est même un des seuls joueurs du field à ne pas avoir fait le yoyo avec son stack. Arrivé 2ème sur 60 en début de journée, il termine 1er sur 24 sans jamais avoir véritablement été inquiété. En ligne, Yunis a accumulé en 2 ans plus de 600.000$ de gains.

 

Dernière représentante de la gente féminine, on pourra également observer l'évolution de la joueuse canadienne d'origine asiatique Xuan Liu (photo), qui termine 16ème au chip count, juste un poil en dessous de la moyenne. San Remo semble bien réussir à la joueuse, qui en décembre 2010, avait remporté ici même un tournoi à 1000€ de buy-in (side event de l'IPT) devant plus de 150 joueurs.

 

Et enfin, le runner-up de l'EPT de Berlin Max Heinzelmann sera également de la partie avec le 11ème stack au chip count.

 


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01
MAI

EPT de San Remo (5)

Plus de belges, mais 2 ITMS (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 01 mai 2011 - 09:22

3 belges étaient encore en course à l'entame du day 3 de l'avant dernier EPT de la saison 7 à San Remo. Aujourd'hui, pour le day 4, le field est définitivement en deuil de ceux-ci. Aussi certain que le sporting de Charleroi évoluera en division deux l'an prochain, aucun belge ne remportera l'EPT de San Remo en 2011.

 

2 ont terminé dans les places payées (Kevin Vandersmissen 67ème et Bart Verbanck 78ème pour 13.000€ chacun). Bravo à eux-deux pour ces résultats - le troisième consécutif pour Kevin (chapeau!!)

 

Il faut cependant se rendre à l'évidence, ce n'est pas Snowfest tous les jours... Notre pays, bien que progressant à vitesse vertigineuse dans ses qualités internationales, n'a pas encore atteint le potentiel des grandes nations (telles l'Italie, la France, la Suède, ou même les Etats Unis), qui en envoyant bon nombre de représentants, multiplient ainsi leurs chances de victoires.

 

Pour l'Italie, c'est normal... Ils jouent à la maison, et une énorme promotion a été orchestrée sur le .it pour amener plus de 400 joueurs (on vit le même phénomène à Deauville avec les français). Pour les autres nations, comme la Suède, c'est différent. Une fois de plus on va dire que je fais la promotion du on-line, mais c'est vraiment là que la différence existe entre notre pays et les autres nations du poker.

 

Ces nations possèdent une véritable culture du poker on-line par rapport à une majorité de joueurs belges, beaucoup plus méfiants déjà à la base.

 

En regardant qui participe et qui ne participe pas aux événements majeurs du circuit international parmi nos compatriotes, on constate rapidement deux choses. Tout d'abord, les joueurs qui sont là sont ceux qui trustent le ranking on-line de notre poker belge, qui brillent ou qui ont brillé sur la toile (Davidi Kitaï, Koen De Visscher, Kevin Vandersmissen, Pierre Neuville, Joel Benzinou, Kenny Hallaert, Bart Verbanck, Koen Schiepers... pour ne citer qu'eux sur cet EPT). Ensuite, la tendance reste néerlandophone ou bruxelloise. 

 

Pour ces observations, quelqu'un de connu dans le paysage de notre poker a essayé de me démontrer par une explication somme toute limitée que la première découlait de la seconde, et que la seconde s'expliquait parce que les flamands sont plus riches que les wallons. Et que seulement les moyens expliquaient cette tendance qu'ont les néerlandophones à mieux réussir et à être présents sur le circuit international.

 

Pour couper court à toute spéculation communautaire, je ne suis pas du tout d'accord avec cette explication. En effet, nous évoluons dans un monde où les querelles linguistiques n'existent pas (all in, raise, call, fold, good game, nice hand,... c'est de l'anglais). Par ailleurs, le poker ce n'est pas de la politique, c'est un sport. Quand Kim Clijsters remporte l'Open d'Australie ou L'US open, je suis fier d'être belge, quand l'équipe nationale de football remporte deux ou trois succès d'affilée, les sensations du Mondial 1986 se rappellent à mon souvenir, ou quand Philippe Gilbert remporte une classique, c'est en noir jaune rouge que je vois les choses.

 

Oui mais alors, comment expliquer ce phénomène? Il y a 36 micros raisons qui peuvent bien entendu être soulevées, comme le nombre de néerlandophones par rapport au nombre de francophones à la base (mais ceci n'est pas une explication suffisante, loin de là).

 

Je pense que le plus gros de l'explication se situe dans l'approche générale par rapport au poker on-line et même au poker tout court. C'est dans la méthode, dans la compréhension, et dans la confiance envers les rooms que se situe le gouffre. Et là, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Les flamands sont plus méthodiques, ne s'offusquent pas dès le premier bad-beat, réinvestissent intelligemment quand ils gagnent, et ne voient pas le poker en ligne comme "rigged" (truqué) quand les choses tournent mal.

 

Par ailleurs les quelques joueurs sponsorisés de notre pays sont majoritairement du nord ou de Bruxelles. Si des rooms décident de prendre ces derniers comme ambassadeurs, c'est que je ne suis pas le seul au monde à voir les choses de cette manière.

 

Les wallons eux, ont choisi le vecteur "j'arriverai au live par le live". Ainsi faisant, ils accumulent un retard considérable, tant au niveau de la pratique que de la compréhension (1 tournoi joué pour 10 dans le même temps de l'autre côté).

 

Et pourtant de la qualité il y en a dans le sud de notre pays... Nous possédons les plus beaux casinos de Belgique, les plus beaux tournois (remportés par des néerlandophones à l'image des BPS), et les plus belles organisations. De ce point de vue, beaucoup de joueurs du nord viennent participer à nos compétitions (ce qui est flatteur). Ceci dit, je ne suis pas certain que nous serions aussi nombreux à nous déplacer, si la place forte du poker belge était en province d'Anvers ou du Limbourg...

 

Nous possédons un gros vivier de joueurs pour qui le poker est une manière de respirer. Et franchement il ne manque pas grand chose, pour que nous puissions doubler le nombre de nos participants belges sur un EPT.

 

Tout d'abord d'un point de vue mental, accepter de se remettre en question (chose difficile pour beaucoup de joueurs qui parce qu'ils ont gagné un ou deux trucs, croient être devenu les maîtres de la discipline). Ensuite, comprendre que le poker n'est pas une chose finie (5 minutes pour l'apprendre et une vie pour le maîtriser). Ce deuxième point se rapporte au premier... Il y a toujours quelque chose à apprendre dans toute chose. Lectures, vidéos, discussions constructives avec d'autres joueurs (et pas le traditionnel bad-beat qui excuse toute sortie d'un tournoi ou perte d'argent), coaching, bonne gestion financière et surtout esprit d'ouverture (un tas de qualités et d'artifices non pratiqués par les joueurs du sud). Enfin, une pratique du poker on-line assidue permet aux joueurs de développer capacités (superbe terrain d'entraînement) et bankroll (frais largement moindres et offre quasi constante).

 

Attention, je ne tire à boulets rouges sur personne. Il y a des fishs partout (même en Flandre - il ne manquerait plus que ça), et chaque joueur est le fish de quelqu'un de meilleur. Je ne revendique pas non plus le fait de posséder la bonne parole et la vérité sur tout. J'essaie juste de dresser un constat réaliste de ce qu'est la situation à l'heure actuelle dans l'optique de faire réfléchir les quelques personnes qui iront au bout de cet article (qui devient long - pour un dimanche matin en tous cas).

 

Ce serait quand même génial de voir un belge soulever un grand trophée international, ou la brabançonne retentir dans l'immense salle du Rio à Las Vegas, avec plus de 2000 joueurs qui se lèvent comme un seul homme,  pour honorer et respecter un compatriote qui viendrait de remporter un bracelet (à l'époque de Davidi il y a déjà 3 ans, il n'y avait pas cette cérémonie protocolaire).

 

Alors, évoluons, réfléchissons, remettons nous en question, travaillons et devenons tous ensemble de meilleurs joueurs...

 


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