Circus Poker v2.0


02
MAI

EPT de San Remo (6)

ils ne sont plus que 24 (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 02 mai 2011 - 11:27

Comme déjà expliqué hier dans mon "petit" article, il n'y a plus de belge en course à San Remo. Ce qui ne nous empêche pas de nous intéresser à la suite de la compétition.

 

Ils étaient revenus à 60 joueurs pour la quatrième journée de l'EPT. Parmi ce field de plus en plus réduit, on trouvait encore en lice suffisamment de stars pour que le tournoi ne perde pas en intérêt. Point de vue spectacle, il n'y a pas à dire, on a été servi.

 

Et la bonne nouvelle, c'est que dans les 24 survivants qui prendront par au day 5, il y a encore 2 têtes bien connues qui pourraient non seulement se qualifier pour la table finale, et pourquoi pour l'histoire, l'emporter.

 

Ainsi, nous aurons le plaisir aujourd'hui de suivre le joueur russe Max Lykov, 4ème au chipcount actuel, membre de la Team Pro Pokerstars, meilleur joueur de la saison 6 de l'EPT et surtout dernier joueur en course à pouvoir être le premier joueur de l'histoire à détenir deux titres EPT après sa victoire à Tallinn en août 2009.

 

Nous suivrons également de près le champion du monde 2009, Joe Cada, qui a progressivement élevé son stack tout au long de la journée, pour terminer à la 5ème place au chipcount.

 

Et les autres?

 

Statistiquement, il y a plus de 50% de chances de voir un joueur italien l'emporter demain à l'issue de la table finale. Ces derniers sont encore au nombre de 13 sur 24 joueurs encore en course.

 

Le chipleader, figure en poupe du poker on-line, l'américo-chilien expatrié en Norvège, Nicolas Yunis joue cette semaine son tout premier EPT et ne semble pas être impressionné. Il est même un des seuls joueurs du field à ne pas avoir fait le yoyo avec son stack. Arrivé 2ème sur 60 en début de journée, il termine 1er sur 24 sans jamais avoir véritablement été inquiété. En ligne, Yunis a accumulé en 2 ans plus de 600.000$ de gains.

 

Dernière représentante de la gente féminine, on pourra également observer l'évolution de la joueuse canadienne d'origine asiatique Xuan Liu (photo), qui termine 16ème au chip count, juste un poil en dessous de la moyenne. San Remo semble bien réussir à la joueuse, qui en décembre 2010, avait remporté ici même un tournoi à 1000€ de buy-in (side event de l'IPT) devant plus de 150 joueurs.

 

Et enfin, le runner-up de l'EPT de Berlin Max Heinzelmann sera également de la partie avec le 11ème stack au chip count.

 


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01
MAI

EPT de San Remo (5)

Plus de belges, mais 2 ITMS (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 01 mai 2011 - 09:22

3 belges étaient encore en course à l'entame du day 3 de l'avant dernier EPT de la saison 7 à San Remo. Aujourd'hui, pour le day 4, le field est définitivement en deuil de ceux-ci. Aussi certain que le sporting de Charleroi évoluera en division deux l'an prochain, aucun belge ne remportera l'EPT de San Remo en 2011.

 

2 ont terminé dans les places payées (Kevin Vandersmissen 67ème et Bart Verbanck 78ème pour 13.000€ chacun). Bravo à eux-deux pour ces résultats - le troisième consécutif pour Kevin (chapeau!!)

 

Il faut cependant se rendre à l'évidence, ce n'est pas Snowfest tous les jours... Notre pays, bien que progressant à vitesse vertigineuse dans ses qualités internationales, n'a pas encore atteint le potentiel des grandes nations (telles l'Italie, la France, la Suède, ou même les Etats Unis), qui en envoyant bon nombre de représentants, multiplient ainsi leurs chances de victoires.

 

Pour l'Italie, c'est normal... Ils jouent à la maison, et une énorme promotion a été orchestrée sur le .it pour amener plus de 400 joueurs (on vit le même phénomène à Deauville avec les français). Pour les autres nations, comme la Suède, c'est différent. Une fois de plus on va dire que je fais la promotion du on-line, mais c'est vraiment là que la différence existe entre notre pays et les autres nations du poker.

 

Ces nations possèdent une véritable culture du poker on-line par rapport à une majorité de joueurs belges, beaucoup plus méfiants déjà à la base.

 

En regardant qui participe et qui ne participe pas aux événements majeurs du circuit international parmi nos compatriotes, on constate rapidement deux choses. Tout d'abord, les joueurs qui sont là sont ceux qui trustent le ranking on-line de notre poker belge, qui brillent ou qui ont brillé sur la toile (Davidi Kitaï, Koen De Visscher, Kevin Vandersmissen, Pierre Neuville, Joel Benzinou, Kenny Hallaert, Bart Verbanck, Koen Schiepers... pour ne citer qu'eux sur cet EPT). Ensuite, la tendance reste néerlandophone ou bruxelloise. 

 

Pour ces observations, quelqu'un de connu dans le paysage de notre poker a essayé de me démontrer par une explication somme toute limitée que la première découlait de la seconde, et que la seconde s'expliquait parce que les flamands sont plus riches que les wallons. Et que seulement les moyens expliquaient cette tendance qu'ont les néerlandophones à mieux réussir et à être présents sur le circuit international.

 

Pour couper court à toute spéculation communautaire, je ne suis pas du tout d'accord avec cette explication. En effet, nous évoluons dans un monde où les querelles linguistiques n'existent pas (all in, raise, call, fold, good game, nice hand,... c'est de l'anglais). Par ailleurs, le poker ce n'est pas de la politique, c'est un sport. Quand Kim Clijsters remporte l'Open d'Australie ou L'US open, je suis fier d'être belge, quand l'équipe nationale de football remporte deux ou trois succès d'affilée, les sensations du Mondial 1986 se rappellent à mon souvenir, ou quand Philippe Gilbert remporte une classique, c'est en noir jaune rouge que je vois les choses.

 

Oui mais alors, comment expliquer ce phénomène? Il y a 36 micros raisons qui peuvent bien entendu être soulevées, comme le nombre de néerlandophones par rapport au nombre de francophones à la base (mais ceci n'est pas une explication suffisante, loin de là).

 

Je pense que le plus gros de l'explication se situe dans l'approche générale par rapport au poker on-line et même au poker tout court. C'est dans la méthode, dans la compréhension, et dans la confiance envers les rooms que se situe le gouffre. Et là, il faut rendre à César ce qui lui appartient. Les flamands sont plus méthodiques, ne s'offusquent pas dès le premier bad-beat, réinvestissent intelligemment quand ils gagnent, et ne voient pas le poker en ligne comme "rigged" (truqué) quand les choses tournent mal.

 

Par ailleurs les quelques joueurs sponsorisés de notre pays sont majoritairement du nord ou de Bruxelles. Si des rooms décident de prendre ces derniers comme ambassadeurs, c'est que je ne suis pas le seul au monde à voir les choses de cette manière.

 

Les wallons eux, ont choisi le vecteur "j'arriverai au live par le live". Ainsi faisant, ils accumulent un retard considérable, tant au niveau de la pratique que de la compréhension (1 tournoi joué pour 10 dans le même temps de l'autre côté).

 

Et pourtant de la qualité il y en a dans le sud de notre pays... Nous possédons les plus beaux casinos de Belgique, les plus beaux tournois (remportés par des néerlandophones à l'image des BPS), et les plus belles organisations. De ce point de vue, beaucoup de joueurs du nord viennent participer à nos compétitions (ce qui est flatteur). Ceci dit, je ne suis pas certain que nous serions aussi nombreux à nous déplacer, si la place forte du poker belge était en province d'Anvers ou du Limbourg...

 

Nous possédons un gros vivier de joueurs pour qui le poker est une manière de respirer. Et franchement il ne manque pas grand chose, pour que nous puissions doubler le nombre de nos participants belges sur un EPT.

 

Tout d'abord d'un point de vue mental, accepter de se remettre en question (chose difficile pour beaucoup de joueurs qui parce qu'ils ont gagné un ou deux trucs, croient être devenu les maîtres de la discipline). Ensuite, comprendre que le poker n'est pas une chose finie (5 minutes pour l'apprendre et une vie pour le maîtriser). Ce deuxième point se rapporte au premier... Il y a toujours quelque chose à apprendre dans toute chose. Lectures, vidéos, discussions constructives avec d'autres joueurs (et pas le traditionnel bad-beat qui excuse toute sortie d'un tournoi ou perte d'argent), coaching, bonne gestion financière et surtout esprit d'ouverture (un tas de qualités et d'artifices non pratiqués par les joueurs du sud). Enfin, une pratique du poker on-line assidue permet aux joueurs de développer capacités (superbe terrain d'entraînement) et bankroll (frais largement moindres et offre quasi constante).

 

Attention, je ne tire à boulets rouges sur personne. Il y a des fishs partout (même en Flandre - il ne manquerait plus que ça), et chaque joueur est le fish de quelqu'un de meilleur. Je ne revendique pas non plus le fait de posséder la bonne parole et la vérité sur tout. J'essaie juste de dresser un constat réaliste de ce qu'est la situation à l'heure actuelle dans l'optique de faire réfléchir les quelques personnes qui iront au bout de cet article (qui devient long - pour un dimanche matin en tous cas).

 

Ce serait quand même génial de voir un belge soulever un grand trophée international, ou la brabançonne retentir dans l'immense salle du Rio à Las Vegas, avec plus de 2000 joueurs qui se lèvent comme un seul homme,  pour honorer et respecter un compatriote qui viendrait de remporter un bracelet (à l'époque de Davidi il y a déjà 3 ans, il n'y avait pas cette cérémonie protocolaire).

 

Alors, évoluons, réfléchissons, remettons nous en question, travaillons et devenons tous ensemble de meilleurs joueurs...

 


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30
AVR

EPT de San Remo (4)

Un day 2 ultra rapide... (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 30 avril 2011 - 01:29

La seconde journée de l'EPT de San Remo a été très courte hier. En effet, seulement 6 heures seulement ont été nécessaire pour arriver au quota de joueurs restant fixé par l'organisation.

 

En effet des 460 joueurs au départ de la journée, ils sont rapidement tombés à 164 (à 20 places à peine de la bulle) - quasi une élimination par minute...

 

Cette journée boucherie n'a pas épargné les rangs belges, puisqu'à l'arrivée ils ne seront plus que 3 en course sur les 7 en début de journée.

 

Mais sur les 3, il y en a un qui est là, et même bien là.

 

La "machine" Kevin Vandersmissen a donné un superbe coup d'accélérateur en début de journée, et a quasiment multiplié son tapis de départ par dix, pour se retrouver 3ème du ranking provisoire en fin de journée avec 534.300 jetons. Si un doute existait encore sur le fait que Kevin est actuellement le meilleur joueur en activité de notre pays, il est levé et pour longtemps.

 

Malheureusement, nos deux autres compatriotes encore en lice, Bart Verbanck et Thomas Mercier n'ont pas été à la même fête. Ils seront là, mais partiront en queue de peloton avec respectivement les 153ème et 155ème stacks sur 164. Espérons qu'ils parviendront à se maintenir dans le tournoi jusqu'à l'ITM qui n'est vraiment plus très loin.

 

Du côté des stars internationales, on en a également perdu une flopée, mais ils sont néanmoins encore relativement nombreux: Carter Phillips (496.400), Fabrice Soulier (441.100), Joe Cada (421.700), Victor Ramdin (302.600), Ted Forrest (281.100), Max Lykov (267.800), Nicolas Chouity (260.100), Morten Mortensen (254.200), Ludovic Lacay (253.800), Pierre Canali (249.200), Benjamin Pollak (232.400), David Vamplew (219.100), Richard Toth (137.900), Ramzi Jelassi (131.000), Tristan Clemencon (115.800), Ruben Visser (114.000), Roberto Romanello (105.500),  et Vanessa Selbst (92.000).

 

crédit photo @pokernews.nl


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29
AVR

Microgaming se plante

Maxigarantie... (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 29 avril 2011 - 16:49

Nous observons dans les offres de poker en ligne, un véritable système de vases communicants. Les rooms prises dans la tourmente du Black Friday diminuent leurs garanties alors que leurs concurrentes les augmentent afin d'attirer les joueurs américains.

 

Hélas pour Microgaming, l'art de faire communiquer les vases n'est pas si simple que ça. Pour leur gros événement dominical déjà doté de 500.000€, un responsable du site, mal inspiré sur ce coup, a proposé de porter la somme garantie aux joueurs à 750.000€.

 

L'affluence n'a pas été au rendez-vous puisque les mises des joueurs se sont arrêtées à 503.000€ laissant un overlay de 247.000€.

 

Cette énorme perte représente le second tournoi le plus cher pour une room après la bévue de Ipoker en 2006 dans des circonstances similaires (modifications de la législation après le passage de l'UIEGA) qui avait couté la somme de 432.000$.

 

Gageons que Microgaming y regardera à deux fois avant d'augmenter sa garantie dimanche prochain.

 


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29
AVR

Généreuse Annie

Poker et charité se marient plutôt bien (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 29 avril 2011 - 14:48

Parce que tout le monde a le droit à une vie digne, Annie Duke invite les joueurs de poker connus ou moins connus à participer à un tournoi caritatif destiné à épauler "Family Crisis", un centre qui travaille pour les jeunes sans domicile et les victimes de violences familiales.

 

Cet événement aura lieu le 14 mai et s'appelera "Night of Poker".
Le buy in modeste, 230$ (avec des rebuy à 100$) devrait toutefois permettre une contribution modeste aux actions de l'association.

 

Parmi ceux qui ont répondu présent(e)s, nous retiendrons les noms de Jamie Gold, Matt Savage, Lupe Soto, ainsi que l'actrice Anna Alvim et d'autres personalités.

 

Bien entendu, les prix sont secondaires et c'est surtout le succès et la participation symbolique du monde du poker à cette action caritative qui touche les média.

 

Family Crisis est une organisation privée sans but lucratif dont l'objet est d'aider de répondre aux besoins essentiels aux victimes de violences domestiques. Parmi ces sévices, citons la brutalité, l'abus d'enfants, la cruauté familiale, etc ...
A ce jour Family Crisis est déjà venue en aide à 25.000 victimes (tout ça en 2010 !) et souhaite étendre son action grâce au succès de cette nuit de poker !

 


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