Circus Poker v2.0


19
MAR

WPT Bay 101 Shooting Stars 2

Davidi peut dormir sur ses deux oreilles (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 19 mars 2011 - 11:01

Ce jeudi, je vous annonçais que Joris Springael était chipleader à 24 joueurs left du Word Poker Tour Bay 101 Shooting Stars.

 

Cette belle place à l'entame des 1/2 finales laissaient croire qu'il n'était pas loin de l'exploit, et du million de dollars promis au vainqueur.

 

Une victoire aurait fait de lui le second belge de l'histoire à remporter sur le circuit plus d'un million de dollars, et l'aurait rapproché à seulement quelques dizaines de milliers de $ du leader incontesté, Davidi Kitaï.

 

Hélas pour lui, et pour notre poker national, Joris a échoué en 1/2 finales à une malgré tout très belle 10ème place, pour un gain de 48.000$.

Ce gain devrait néanmoins lui permettre de gagner une place sur le prochain classement hendon-mob et re-dépasser Kevin Vandersmissen à la 5ème place.

 

Quoi qu'il en soit, après les perfs de Kevin aux Bahamas, de Kenny Hallaert à Deauville, et de Davidi à Los Angeles, on peut dire que notre poker national est au beau fixe, et que l'année 2011 s'annonce déjà comme un grand cru...avec sans doute une grosse performance aux WSOP???

 

Pour ce qui est du tournoi en lui même, les 6 finalistes de ce WPT sont connus, et deux stars mondiales du poker sont encore de la partie. Mike Sexton et surtout Mike Matusow vont en effet briguer la victoire finale, le premier assis derrière un short stack (et habituellement depuis 9 ans commentateur officiel de ces tables finales), et le second en course derrière un bon tapis pour sa 6ème finale sur le WPT. Gageons que ce dernier aura a coeur d'enfin remporter un titre que s'est toujours refusé à lui.

 

La table finale :

 

Siège 1 - Mike Matusow : 2 173 000
Siège 2 - Mike Sexton : 363 000
Siège 3 - Alan Sternberg : 3 701 000
Siège 4 - Vivek Rajkumar : 1 616 000
Siège 5 - Chipleader - Steven Kelly : 4 169 000
Siège 6 - Casey McCarrel : 430 000

 

Les gains:

 

Vainqueur - 1 039 000 $
Runner up - 595 300 $
Troisième - 369 800 $
Quatrième - 295 800 $
Cinquième - 221 800 $
Sixième - 148 000 $


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18
MAR

Bad Beat Jackpot à Namur

Il est tombé ce mercredi soir (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 18 mars 2011 - 22:47

Le BBJ a encore fait quelques heureux ce mercredi soir à Namur.

C'est pendant un des tournois réguliers les moins onéreux en terme de buy-in (40€ + 1 rebuy + 1 addon) que la prestigieuse cagnotte est tombée.

 

Pour rappel, cette cagnotte spéciale mise sur pied, il y a maintenant plus de deux ans, récompense le joueur victime d'un terrible bad-beat à une des tables du casino de Namur.

Pour faire gonfler cette cagnotte, 1€ symbolique est prélevé de chaque inscription en tournoi, et 4€ sont prélevés à chaque ouverture d'une table de cash game (contribution prise sur le premier pot joué).

 

Comme tout le monde y contribue, tout le monde peut gagner, que l'action se déroule sur une table de cash game, ou de tournoi.

 

Quelques règles sont à respecter pour l'attribution de la fameuse cagnotte.

Ainsi pour qu'un bad-beat soit qualifié pour la cagnotte, il faut que les deux cartes privatives des deux joueurs concernés participent à l'action. Il faut également que l'action aillent jusqu'à un showdown river.

Pour être reconnu comme jeu battu qualifié, il faut au minimum que son détenteur possède un carré... Ce qui laisse finalement peu de possibilités... En gros avoir un carré en main ou une quinte flush, et que son adversaire possède soit un carré plus élevé, soit une quinte flush supérieure.

 

Pour en revenir au fameux coup de ce mercredi, il est raconté sur un forum par un joueur présent à cette fameuse table.

 

 

"Sur un board Ad Qd Qs Ac , deux joueurs partent à tapis sur la river (quelconque). Le premier montre Qh Qc et se trouve battu par son adversaire qui possède As Ah Après ce coup, l'ambiance n'était plus possible à la table, tout le monde était très excité, et personnellement, je n'ai plus réussi à jouer mon A-game. J'avais dans la tête que quoi qu'il arrive, ma soirée était réussie, puisque non seulement les deux principaux acteurs du coup remportent de l'argent, mais également tous ceux assis à la même table".

 

 

Pour la petite histoire, Momo El Bouchaibi voit son carré de dames battu, remporter la somme de 5.730€ (50%), et Touhami Zekhnini, détenteur du carré d'as, repart avec 3740€ (30%), les 7 autres joueurs à table, spectateurs de l'action, repartent chacun avec 327€.

 

Gonflé à bloc, Touhami Zekhnini remportera quelques heures plus tard le tournoi... Un mercredi bien rentabilisé en somme.


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17
MAR

WPT Bay 101 Shooting Stars

Joris Springael aux commandes (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 17 mars 2011 - 12:40

Depuis lundi se joue à San Jose (Californie), une étape spéciale du World Poker Tour.

 

Spéciale dans le sens où il s'agit d'un tournoi bounty sur des stars du poker.

 

Phil Ivey, Erick Lindgren, McLean Karr, Jennifer Tilly, Eric Baldwin, Scotty Nguyen, Phil Laak, Vanessa Selbst, Barry Greenstein, Antonio Esfandieri, Chris Fergusson, ou encore Elky sont toutes des stars, dont la tête a été mise à prix pour 5000$.

 

Le buy-in de ce tournoi est de 10.000$, et le vainqueur repartira avec une coquette somme de 1.039.000$. Ils étaient 415 au départ, et vous savez quoi? Un belge est l'actuel chipleader de la compétition.

 

Ce belge, c'est Joris Springael.

 

Professionnel depuis deux ans, Joris n'est pas un inconnu de notre poker. Au contraire, on pourrait au même titre que Kevin Vandersmissen, Kenny Hallaert, ou encore les frères De Meulder, le qualifier de plus grand espoir pour notre nation.

 

Actuellement, Joris compte seulement 4 lignes Hendon Mob à son palmarès. Mais quelles lignes!!

 

3ème du BOPC 2009 et grand vainqueur en Autriche l'an dernier du 3 Laender Poker Tour, Joris voit le total de ses gains se porter à 441.397$, 6ème de la Belgian All Time Money List emmenée par le fer de lance Davidi Kitaï.

 

De là à dire que le siège de notre numéro 1 national est entrain de vaciller, il n'y a qu'un pas... En effet, en cas de victoire à San Jose, Joris dépasserait (ou plutôt laisserait sur place) les Neuville, Maistriaux, Hallaert et Vandersmissen, pour se rapprocher à seulement 100.000$ de gains du meilleur joueur belge de tous les temps.

 

Il est évidemment trop tôt pour tirer des plans sur la comète. Ils sont encore 24 joueurs, et un seul repartira avec le gros chèque.

 

Toujours est-il qu'en tant que chipleader incontesté, possédant actuellement trois fois la moyenne à l'heure actuelle, Joris compte réellement parmi les grands favoris de l'épreuve.

 

A noter que 3 joueurs sont encore titutaires d'un fameux bounty, à savoir Mike Sexton, Mike Matusow, et Kathy Liebert.

 

Chip count à l'entame de l'avant dernière journée

 

1) Joris Springael : 1 477k
2) Alan Sternberg : 1 106k
3) Vivek Rajkumar : 1 076k
4) Casey McCarrel : 874k
5) Brian Schmidt : 842k
6) Andrew Weisner : 755k
7) Dan Smith : 703k
8) Steven Kelly : 653k
9) Kevin MacPhee : 542k
10) Mark Dickstein : 477k
11) Ty Reiman : 450k
12) Galen Hall : 424k
13) Mike Sexton : 361k
14) Mike Matusow : 352k
15) Kathy Liebert : 351k

16) Chris Trapani : 330k
17) Eric Blair : 297k
18) Noah Lathrop : 291k
19) Zach Clark : 238k
20) Benjamin Hamnett : 220k
21) Danny Minh Nguyen : 211k
22) Brandon Crawford : 203k
23) Brian Park : 128k
24 )Eddie Genovese : 98k


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16
MAR

No smoking

Les casinos vont vider les cendriers pour toujours (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 16 mars 2011 - 21:31

Jusqu'ici, la Loi belge concernant l'interdiction de fumer dans les lieux publics épargnait les cafés et casinos sous certaines conditions. Ces établissements ne devaient appliquer l'interdiction qu'entre 2012 et 2014, précisait la Loi.

 

La Ligue Flamande contre le cancer ne l'a pas entendu de cette oreille et a saisi la Cour Constitutionnelle, rejointe d'ailleurs par un exploitant de snack à Liège qui estimait que l'autorisation de fumer dans certaines brasseries faussait la libre concurrence avec les établissements (dont le sien) où il est interdit de fumer.

 

La Cour de Justice a suivi les plaignants, estimant que le Gouvernement n'a pas démontré que les cafés populaires pouvaient être préjudiciés par l'interdiction de fumer et qu'au contraire, ce sont les exceptions prévues par la loi qui faussent la concurrence.

 

Quant à l'argument de "clientèle spécifique des casinos" évoquée par la loi, la Cour de Justice estime qu'il ne change rien à la nécessité de protéger les travailleurs des casinos et les clients non fumeurs.

 

La Cour a donc annulé les articles prévoyant ces exceptions. Les établissements ont jusqu'au 30 juin pour appliquer l'interdiction de fumer, hormis dans des fumoirs équipés à cet effet et uniquement fréquentés par les fumeurs.

 

Quand on sait que certains pays commencent à interdire la cigarette sur l'espace public, même en plein air, on voit que l'étau se resserre sur les adorateurs du (de la) clope *, du cigare et de la bonne vielle pipe en bois.

 

(*) on me glisse dans l'oreillette que le mot "clope" s'emploie au masculin mais est aussi toléré au féminin.

 


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16
MAR

Robotique, robotriche

Le point sur les boots (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 16 mars 2011 - 14:30

Le très sérieux « The New York Times » a publié ce 13 mars un article de la plume de Gabriel Dance sur l'invasion des robots dans le poker en ligne.

 

L'auteur relate l'aventure de Bryan Taylor, joueur de 36 ans qui a eu la puce à l'oreille en se retrouvant à une table en ligne avec trois adversaires dont le jeu était par trop systématique et similaire. Taylor qui joue de façon professionnelle depuis 2008 a soupçonné être confronté à des ordinateurs que l'on appelle plus couramment des robots ou bots qui étaient programmés pour gagner et rapporter de l'argent à leur utilisateur.

 

Et PokerStars, le site qu'il fréquentait lui a, après une enquête fouillée, donné raison en fermant les comptes suspects et en remboursant les joueur lésés.

 

Les bots de poker ne sont pas neufs et à vrai dire, ils se sont avérés peu efficaces jusqu'à présent. L'être humain bat (presque) systématiquement les robots en maîtrisant mieux les nuances de jeu telles que le bluff par exemple. Mais l'intelligence artificielle a fait d'énormes progrès, suffisamment pour que ces bots puissent gagner quelques dizaines de milliers de dollars.
Les bots repérés par Taylor ont été éradiqués en juillet mais en octobre, c'est FullTilt qui a été confronté à ce même problème.

 

Les grosses rooms continuent à investir des ressources considérables pour lutter contre ces robots. Et pourtant, les bots de poker sont en vente sur certains sites en ligne. Par exemple Shanky Technologies vend des licences pour un bot pour le Holdem – celui ciblé par FullTilt en octobre – pour la modique somme de 129$ par an. Brian Jetter a confirmé que 400 de ses clients avaient été bannis de Full Tilt et saisis de plus de 50.000$.

 

La programmation des robots pour le poker en reste quand même à ses balbutiements ce qui n'est pas le cas du médiatique Watson, l'ordinateur IBM qui vient de remporter le célébrissime Jeopardy américain.

 

Pour le poker, la programmation est très complexe et plus de 90% des machines perdent de l'argent. Il est beaucoup plus « simple » de programmer un robot joueur d'échec car l'informaticien connait l'état exact du jeu du point de vue des deux joueurs. Toutes les situations peuvent être envisagées puisqu'aucune n'est affectée par le hasard. Les échecs sont un jeu d'information parfaite dans lequel aucune décision n'échappe aux soixante quatre cases.
Mais au poker, un jeu d'information imparfaite, il y a beaucoup de variables inconnues. Un joueur ne connait pas les cartes de ses adversaires et ne peut pas connaître son style de jeu comme le facteur d'agressivité ou la fréquence de bluff.

 

L'Université de l'Alberta Computer Poker Research Group avec le Professeur Michael Bowling à sa tête étudie depuis plus de vingt ans la robotique. Selon lui, les robots ne peuvent pas encore lutter contre de bons joueurs. Les robots disponibles sur le marché ont été créé souvent sur base d'un défi personnel, d'un exercice de style récréatif.

 

Certains acheteurs pensent qu'ils peuvent faire fortune avec de tels outils et d'autres les utilisent pour progresser dans leur jeu en faisant des exercices intellectuels en programmant leur robot suivant différent profils.
L'argument d'être confronté dans le but de s'améliorer à un adversaire dont on peut modifier le profil ne convainc bien évidemment pas les rooms à autoriser l'utilisation de ces bots sur leurs tables.

 

Quant à Taylor, cette histoire lui aura valu de gagner un emploi chez PokerStars puisque son expertise lui a permis d'être employé pour protéger l'intégrité des jeux.

 

Et Gabriel Dance de conclure son article : "Ans so the human wins – this time".

 


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