Circus Poker v2.0


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AOÛ

WPT Merit Crystal de Chypre

Ouverture de la saison 2012-2013 (par Julien Becquart)

Catégorie : WPT
Publié le : 07 août 2012 - 07:35

Après une trêve estivale d'une quinzaine de jours, le circuit international a repris depuis samedi son activité avec comme première grande organisation le WPT "Merit Cyprus Classic".

 

Cette première étape chypriote de la 11ème saison du circuit World Poker Tour s'articule autour de l'organisation d'un Main Event à 4400$ de buy-in (re-entry).

 

Sur l'ensemble des deux premières journées de jeu, qui se sont déroulées le week-end dernier, un total de 329 joueurs s'est présenté aux tables de jeu (dont 65 re-entry) générant un prize money total de 1.212.694$.

 

Après la seconde journée de jeu, organisée hier, il ne reste déjà plus que 53 joueurs qui peuvent prétendre à la couronne du vainqueur. Parmi ceux-ci, il reste pas mal de joueurs notables tels Sam El Sayed (ancien vainqueur du circuit et actuel chipleader du tournoi), Erik Cajelais, Robert Mizrachi, Chino Rheem, Aubin Cazals, Marvin Rettenmaier, Oleksii Kovalchuk, Dominik Nitsche, ou encore Marko Neumann.

 

Parmi les joueurs ayant participé, et quitté prématurément la compétition, on trouve Nicolas Chouity, Michael Mizrachi, Toni Judet, Tuan Le, Tommy Vedes, Daniel Cates Chris Moorman, Benjamin Pollak ou encore Gaelle Baumann.

 

36 joueurs seront payés, et le vainqueur final repartira avec 262.284$ ainsi qu'un ticket d'entrée à 25.500$ pour la Grande Finale 2013 organisée au Bellagio.

 


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06
AOÛ

Un dernier retour sur les WaSOP

Bilan et résultats (par Julien Becquart)

Catégorie : Nos Casinos
Publié le : 06 août 2012 - 16:30

Après 9 jours d'un poker intensif agrémenté d'un coverage de qualité (qui  j'espère vous a plu et que vous pouvez toujours consulter dans la section concernée), nous voici à la veille du retour de la revue de presse traditionnelle.

 

Avant cette reprise, je vous propose un dernier retour sur notre festival (chiffres, résultats, héros de la semaine, etc).

 

Plusieurs excellents joueurs ont pris part au festival, donnant un cachet et une dimension supplémentaire à l'épreuve. Nous avons ainsi pu croiser aux tables lors des 9 jours : Davidi Kitaï, Kevin Vandersmissen, Pierre Neuville, Joel Benzinou, Pieter De Korver, Matthias De Meulder, Charlotte Van Brabander, Xavier Detournel, Jorg Peisert, et bien d'autres ogres du poker live ou online.

 

Organisé par le Casino de Namur, en collaboration avec PokerStars et la communauté Wallonie Poker, le festival des « Wallonie Series Of Poker » a rendu il y a quelques heures son dernier verdict.

 

Main Event – 550€ freezout.

 

Après 4 jours de jeu, et une finale à couper le souffle, c'est finalement le joueur grec Ioannis Kontonatsios qui s'est imposé dans le Main Event du festival. Ce dernier  succède au palmarès à Carlos Lopes (2011) et Jean-Marc Achiary (2010), remportant au passage la sympathique somme de 40.716€ (après un deal à 5 entre les derniers finalistes).

 

Dans le tête-à-tête final, il triomphe de Kristof Segers qui remporte pour sa part, 25.000€, alors que Steve Lixon s'empare de la médaille de bronze accompagnée d'un chèque de 24.528€.

 

531 joueurs au total ont pris part au tournoi, et 72 sont entrés dans l'argent pour un prize-money total de 254.349€.

 

SuperSide Event – 330€ freezout

 

Organisé en ouverture du festival, le SuperSide Event 330€ freezout, considéré par beaucoup comme « Le Championnat de Belgique Small Buy-In » a lui aussi rencontré un joli succès.
478 joueurs ont ainsi pris part à la compétition, générant un prize-money global de 137.195€.

 

Après 4 jours de compétition, la victoire finale est revenue à Stijn Verest. Ce dernier succède au palmarès à Jean Yip (2011) et Muriel Gomez Aragon (2010).

 

Pour sa victoire, le joueur malinois remporte (après deal) la somme de 25.887€. Le (très) jeune montois Benjamin Jenart (21 ans depuis le 6 juin) s'approprie quant à lui la place de premier dauphin, agrémentée d'un chèque de 23.500€. Une véritable révélation qui nous en sommes convaincu n'a pas fini de faire parler de lui. Le hollandais Rutger Meere termine troisième du tournoi pour un gain de 11.867€.

 

Hi Roller – 1100€ Re-entry

 

125 joueurs différents ont participé à notre troisième tournoi phare, générant un total de 29 re-entry, pour établir un total final de 154 entrées.

 

A l'issue de deux très longues journées de jeu, la victoire est revenue au sympathique et talentueux joueur liégeois Manu Murgia, qui peut s'enorgueillir d'avoir vaincu un field de qualité, balançant entre joueurs professionnels et joueurs de cash-game hautes limites.
Pour sa prestigieuse victoire, il remporte (après un deal à 4) la somme de 35.000€.

 

A signaler également les excellentes prestations de nos joueurs locaux: Piero Amoroso (3ème - 18.015€), Daniela Salic (5ème - 8.123€), Fabrice Halleux (7ème - 5.538€) ou encore Sébastien Magerat (8ème - 4.431€).

 

Les autres tournois

 

-Vainqueur Event 2 - 165€ Bounty : Raymond Stalmans
-Vainqueur Event 3 - 110€ freezout : Rob Van Wensen
-Vainqueur Event 5  - 220€ freezout: Jan De Smet
-Vainqueur Event 6 – 110€ turbo: Peter De Bruin

 

Quelques chiffres et citations pour conclure :

 

3 : comme le nombre de records principaux qui ont été battus durant ces WaSOP 2012.

a) En accueillant 531 joueurs, le Main Event a battu de 15 unités son record de 2010 (516).

b) Le record du Hi Roller a été pulvérisé, voyant son nombre de participants depuis l'an dernier pratiquement doublé. 123 au lieu de 63 (154 avec les re-entry.

c) Le SuperSide Event a également battu son record de participation…d'une unité (478 joueurs cette année contre 477 l'an dernier).

 

1668 : Sur l'ensemble des 7 tournois du festival, un total de 1668 inscriptions ont été enregistrées.

 

603.900 : Si on cumule les prize-money de chaque tournoi, on tombe sur un total de prix distribués égal à 603.900€.

 

3 : Le nombre de journalistes Circus Poker dédiés à l'événement.

 

27 : Le nombre de croque-monsieurs engloutis par le trio durant les 9 jours (on devient ce qu'on mange).

 

0 : nombre de bières bues durant les heures de travail par le même trio (ben oui, les couvreurs sont toujours affamés, jamais assoiffés).

 

81 : Le même nombre que le précédent, considéré entre 2H30 du matin (fin des journées de jeu) et 4H30 (heure d'aller dormir).

 

14 : Le nombre de connexions internet disponibles pour la presse.

 

10 : Le nombre de connexions internet utilisées par la presse.

 

68 : Le nombre de connexions internet utilisées par les joueurs ayant réussi à obtenir le mot de passe auprès d'un grand chef de salle…

 

1 : Le nombre de serveur web ayant planté suite à la distribution précédente.

 

Un couvreur est souvent la personne la mieux placée pour récolter les paroles des joueurs à l'issue des tournois. De temps en temps, une perle tombe, et nous nous empressons de la noter.

 

-Pour un  joueur issu de la capitale, le Hi-Roller (prononcez « Aie Roller »), se transforme ainsi en « Aïte Roller »…

 

-Un autre posera la question suivante à un organisateur : « Si je passe le jour 1 du 330, cela pose-t-il problème si je me fais remplacer une partie du lundi ? »… Pourquoi pas…

 

-Sans oublier la narration d'un joueur X, par rapport à sa récente élimination du tournoi, qui nous apprendra qu'il venait de manquer un « tirage couleur par les deux bouts »… Nous étions vraiment déçus pour lui…

 

Et il en eut d'autres…

 


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JUI

Aborder les WaSOP

ou tout autre tournoi deepstack (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 26 juillet 2012 - 15:06

En cette veille de festival « WaSOP », durant lequel se déroulera pas moins de deux gros tournois à structures profondes, je vous propose un petit article sans prétention sur « comment aborder un tournoi deepstack ».

Je précise « sans prétention », car il n'y a à mon sens aucune « parole divine » au poker. Chaque joueur possède son propre bagage technique (et stratégique), sa propre expérience, et donc une manière à chaque fois personnelle d'aborder une partie.

 

Il y a néanmoins des vérités et des concepts, propres à la majeure partie des joueurs, qu'il est parfois intéressant de rappeler. Tolérance et recul sont deux éléments nécessaires la bonne lecture d'un article qui se veut « de stratégie ». En effet, un bon joueur de poker se construit grâce à une ouverture d'esprit, et une capacité à faire la part des choses.

Ne pas prendre les conseils pour des vérités, savoir faire preuve d'esprit critique, prendre ce qui vous intéresse, et éventuellement ajouter quelques-uns des concepts proposés à votre propre livre de cuisine.

 

Sur ce, assez de blablas « préservatifs », et place à l'article en lui-même.

 

Le terme « Deepstack »

 

Tout d'abord, un petit rappel (ou une explication) sur ce que signifie le terme « deepstack ». Si l'on traduit littéralement, on obtient « tapis profond ». Ok, la traduction c'est bien sympa, mais ça ne fait pas forcément avancer le schmilblick.
Essayons d'aller plus en profondeur dans le concept.

 

Si j'attaque le sujet de manière grossière, je dirais « Un tournoi deepstack, c'est un marathon de saut en longueur »… En ces temps olympiques, quoi de plus normal que de paraphraser, en employant des métaphores volées à l'athlétisme.

 

Marathon, car comparativement aux tournois traditionnels, les niveaux seront plus nombreux et plus longs. Le nombre d'heures de jeu effectif qui sépare le commencement d'un tournoi de sa fin se chiffre en dizaines d'heures. Dans notre cas des WaSOP, il faudra certainement compter entre 28 et 32 heures de jeu, avant de voir l'un des participants s'emparer du trophée du grand vainqueur. De même, il faudra certainement compter entre 14 et 17 heures de jeu avant de voir un premier joueur rejoindre les places payées. Par ailleurs, les tournois se dérouleront chacun sur quatre jours… Donc 28 à 32 heures de jeu effectif, mais plus de 80 heures, entre la première et la dernière distribution.

 

De saut en longueur, car avec des tapis de départ remplis de jetons, les joueurs disposeront de suffisamment d'élan, que pour sauter le plus loin possible. Si on compare le nombre de jetons, aux mètres d'élan, plus il y en a, plus il y a moyen d'aller loin dans un coup. Alors que dans un tournoi traditionnel, avec un jeu moins profond, les schémas de coups se résumeront bien souvent en milieu de partie, à relance suivie de tapis, dans un tournoi deepstack, on assistera plutôt à relance, sur-relance, sur-sur-relance, sur-sur-sur-relance, etc… avant de voir les joueurs aborder l'instant fatidique qui consistera à pousser leur tapis. La profondeur de stack augmente donc réellement le potentiel de jeu, permet d'utiliser un nombre plus élevé d'outils stratégique, et cela sans se « mettre dans le rouge ». Par ailleurs, la gestion financière des stacks est sans nul doute une qualité indispensable pour aller loin, et que je me propose d'aborder dans la foulée de cette présentation.

 

Gestion financière des stacks

 

Pourquoi financière ? Parce qu'on entre ici dans un concept lié à la bonne connaissance des moyens que l'on possède.

Votre investissement de départ, le buy-in, se traduit dès le début du tournoi en jetons.
Les jetons sont votre capital, et vous devenez des investisseurs boursiers, qui tenteront de faire les meilleurs placements, pour obtenir le plus grand rendement possible.

 

Une erreur bien souvent rencontrée aux tables, est de voir des joueurs paniqués parce qu'ils ont rapidement perdu une partie de leur capital.
Si après deux heures de jeu, vous avez perdu de 5000 à 10000 jetons, pas de panique. Vous n'avez en fait perdu que de 16,5 à 33% (dans le cas du 330), ou de 10 à 20% (dans le cas du 550). Il vous reste donc beaucoup de jetons en regard de la structure.

 

Perdre la notion de ses moyens est monnaie courante dans un deepstack. On ne se rend pas toujours compte qu'on est loin d'avoir perdu son potentiel de jeu.
Cette perte de repère par rapport à ses moyens est une forme de tilt qui s'accouple généralement à d'autres paramètres et peut conduire à votre perte.

 

Ces autres paramètres sont assez récurrents et ne manqueront pas de toucher une bonne partie des joueurs. On peut imaginer le fait d'être complètement card dead durant plusieurs heures (card dead = ne recevoir que des mains injouables), ou encore de voir un adversaire rentrer dans tous les coups et bénéficier d'une chance insolente, ou encore de recevoir de superbes mains confrontées à plusieurs adversaires et à des flops dangereux…

 

Pour ces paramètres, j'ouvre une parenthèse.

 

Plus vous recevez de mains, plus il y a des chances que votre sale période s'achève rapidement. La patience et l'endurance reste des éléments clés du tournoi deepstack.

 

Le jeu des autres ne doit pas vous toucher émotionnellement. Restez concentré sur votre propre jeu. La chance insolente n'est pas infinie. Votre tour viendra (ou pas… du moins durant ce tournoi, car la variance sur le poker en live se mesure en dizaines d'années).

 

Enfin, n'oubliez pas qu'une main, une seule, reste une infime partie de votre potentiel. Aussi, restez humble, ne misez pas tout sur une seule main (sauf si vous avez le meilleur jeu possible). Le futur vainqueur du tournoi en aura joué sans doute 900 avant de soulever le trophée.
Si vous recevez une grosse paire au début du tournoi, ne partez pas dans l'idée que c'est la main clé unique qui vous fera gagner le tournoi, et soyez capable de la laisser tomber si le flop est dangereux, ou si un adversaire semble aussi prêt à mettre son tournoi en jeu…

 

Doubler 50.000 jetons dans un tournoi de 500 joueurs au départ, augmentera certes vos chances, mais d'un point de vue mathématique, il vous restera 24,9 millions de jetons à gagner pour remporter le tournoi.

 

Pour bien garder ses repères dans un tournoi deepstack, il est important de toujours garder à l'esprit son propre potentiel de jeu.

 

Pour cela, plusieurs outils.

 

Il y a bien entendu le « vieux » concept de M de Magriel qui consiste à déterminer un indice repère par rapport au nombre de tours de distribution que votre tapis finance (avec 10.000 jetons, aux blinds 50-100, votre M est 10.000/150 = 66,66 – avec 25.000 jetons aux blinds 200-400 ante 50 et 9 joueurs à table, votre M est de 25.000/(200+400+9X50) = 23,8). Il est traditionnel de dire que dans un début de tournoi, quand votre M est supérieur à 20, tout va bien. Entre 10 et 20, il est temps de se bouger, et en dessous de 10, vous entrez en zone rouge.

 

Mais le concept le plus moderne consiste à mesurer votre tapis en Big Blinds.

 

Au début du tournoi (le 330 par exemple – blinds 25-50), votre tapis de 30.000 représente 600BB. C'est énorme. Si vous avez encore le stack de départ au début du 5ème level (150-300 ante 25), vous avez toujours 100BB… C'est toujours énorme.
En général, on considère que la zone devient « inconfortable » en dessous de 45BB, tout en restant jouable. En dessous de 30, il devient intéressant de prendre des risques. Vers les 20BB, il ne faut plus hésiter à pratiquer le contre-vol (en anglais re-steal). Genre un adversaire qui fait mine de voler beaucoup, en relançant toujours vers les 2,2 BB, se couchera souvent si vous lui envoyez 20BB (à moins de main réelle). Pour ce re-steal, pas besoin d'une main énorme… Des connecteurs assortis, ou toute main qui possède un potentiel d'amélioration seront suffisants.

 

Garder toujours en tête le potentiel de votre stack. Il est inutile de tirer le signal d'alarme sans repère, et sans nécessité.

 

Une autre erreur assez commune dans un deepstack, et assez bien en rapport avec la gestion financière, est de dépenser des jetons pour rien.

 

Le fait d'être riche rend beaucoup de joueurs dépensiers inutilement.
Par dépensiers, je veux dire aller trop loin dans des coups. Payer sans cote implicite. Payer même si l'on se sait battu… En gros, être un peu trop curieux.

 

N'oubliez pas que dans les tournois, un jeton gagné vaut moins qu'un jeton perdu.

 

Ceci n'interdit pas le fait de jouer beaucoup de coups au début… La structure est telle qu'on aurait tort de s'en priver.
Jouer beaucoup de coups, oui… mais des coups bon marché, des coups en position, des coups avec des mains « spéculatives » (genre des gappers assortis à 2 ou 3 trous).

 

Défendre une BB avec les pires poubelles (genre 8c 2d), ou même avec des mains dominées n'entre pas dans ces coups intéressants à jouer. Si quelqu'un relance à 3BB, qu'il est payé 2 fois, et que vous êtes en BB avec une poubelle, ou une main dominée, non seulement vous dépenserez plus souvent qu'à votre tour des jetons pour rien, hors position, mais en plus, avec une main du genre Kd 8c ,  si vous touchez un roi, il reste tout à fait possible que vous soyez dominé… Et jouer ce genre de coup hors position, reste très délicat.
Bien entendu, une fois de temps en temps, vous toucherez un flop miraculeux… Mais à ce stade, il reste très probable que vous ne rentabilisiez pas…

 

Une dernière chose à ce propos, n'oubliez pas non plus que le jeu agressif restera toujours supérieur au jeu passif. Mais nous en reparlerons.

 

Un tournoi ne se gagne pas durant le jour 1

 

Il se perd durant le jour 1…

 

Combien de fois n'ai-je pas vu quelques-uns de mes bons amis dire en fin de journée : « soit je double, soit je saute », ou « inutile que je revienne au jour 2 avec si peu de jetons »…

 

En pensant comme ça, ils oublient plusieurs choses :

 

-Le vainqueur se trouve dans le field du jour 2, pas dans les éliminés du jour 1.
-La première main jouée au jour 2 n'est que la suivante de la dernière du jour 1. Il n'y a pas une montagne d'écart… Juste une main (et un level).
-Revenir avec 15BB pour le jour 2 n'a rien de scandaleux. Vous doublez d'entrée et vous êtes presque revenu dans la course. Forcer le destin sous des prétextes temporels reste à mes yeux une grosse erreur.
-Exploser son tapis résulte plus d'un manque de confiance que de talent. Tant qu'il y a des jetons, il y a de l'espoir. Sans compter que le passage de journée vous donnera droit au redraw. Nouvelle place, nouveaux joueurs, nouveau croupier, nouvelle journée (avec une nuit de repos et une meilleure concentration).
-Enfin, ça peut paraître étrange, mais il est plus facile de doubler son tapis au niveau de blinds suivant, qu'à la fin du niveau précédent (avec le même potentiel de tapis, vous serez payé plus « light » quand les blinds seront plus hautes – en partant du principe que vous serez payés bien entendu, car si vous n'êtes pas payés, vous gagnerez aussi plus de jetons qu'au niveau précédent).

 

Ainsi de manière générale, gardez les prises de risque absolues pour plus tard. Au jour 2, il sera encore temps de vous envoyer en l'air…

 

Jeu agressif / Jeu passif

 

J'ai déjà abordé le sujet plus haut. Dans un deepstack, beaucoup de joueurs paient, paient et paient encore pour voir des flops à bon prix.

Plus que dans un tournoi traditionnel, cette option reste possible dans un tournoi deepstack (grâce au potentiel de profondeur abordé plus haut). Néanmoins, gardez à l'esprit que ce style de jeu nécessitera de grandes capacités de jeu post flop. Limper une main comme 5d 4h en fin de parole et trouver un flop Kc 5h 4s vous obligera à tenter de rentabiliser tout en restant bien prudent, car en jouant passivement, vous n'avez aucune idée du potentiel adverse, et vous ne représentez vous-même pas grand-chose.

 

Par rapport à ce style de jeu, un jeu agressif quel qu'il soit, sera toujours meilleur malgré tout.

 

Vous pouvez être agressif en jouant un jeu « Small Ball » (un jeu constitué de beaucoup de mains jouées via de petites relances, et petites mises post flop – agresser souvent en protégeant votre stack). Néanmoins, de nouveau, il vous faudra être très bon post flop. Car en général, les joueurs qui adoptent ce style sont plus souvent contesté (payé ou sur-relancés).

 

Enfin, il reste le style serré agressif. Il est moins amusant que le « Small Ball » car on joue moins de mains, mais au final est-on là pour s'amuser, ou pour gagner un tournoi ?
Si vous n'êtes pas à l'aise avec le jeu large agressif, ne jouez pas contre nature. Jouer uniquement des mains sélectionnées et de préférence en position.

 

L'agressivité possède un double avantage par rapport à la passivité. Tout d'abord, vous définirez plus facilement la valeur des mains adverses, ensuite, vous représentez plus facilement une main meilleure que celle que vous avez.

 

Connaissance du tournoi

 

Il s'agit d'une sous-connaissance à avoir par rapport à la gestion financière de son stack. Mais avoir une bonne connaissance de la structure de jeu générale, peut vous aider à préparer votre stratégie.

 

Les moments les plus importants d'un tournoi sont les moments de rupture temporelle.

 

Arf… Là vous devez me prendre pour Doc Brown dans Retour vers le futur…
Et au final, vous n'avez pas forcément tort…
En effet, connaître la structure, c'est aussi connaître l'avenir. Être capable de déterminer quels seront les moments clés d'un tournoi.

 

Dans une structure, « les moments de ruptures temporelle » sont en fait des points d'inflexion dans une évolution de blinds. En général, les meilleurs moments pour changer de vitesse.

 

Dans son livre « Toutes mains révélées », Gus Hansen déclare adorer ces moments privilégiés. Il les considère à chaque fois comme un nouveau départ. Et pour bien marquer sa domination, il essaie toujours de (re) prendre le contrôle à ces moments clés.

 

Oui, mais c'est quoi un point d'inflexion ?

 

C'est simple. Prenons le début de la structure du jour 1 du 330. Au niveau 1, les blinds sont à 25-50 (un tour coûte 75 sans jouer). Au niveau 2, les blinds sont à 50-100 (tour = 150 sans jouer), soit une augmentation de 100%. Au niveau 3, les blinds sont à 75-150 (tour = 225), soit une augmentation de 50%,… etc.

 

Si je résume l'évolution chiffrée est la suivante jusqu'au level 11 : 75, 150, 225, 550, 700, 1100, 1650, 2200, 3200, 4400, 6000.

 

Le premier véritable point d'inflexion se situe au début du level 4. Après avoir augmenté régulièrement de 75 au tour par niveau, l'augmentation à ce level est de 325. Un véritable point de rupture dans la structure (notez que ce niveau coïncide avec l'arrivée des antes). Voler deviendra donc beaucoup plus profitable à ce moment.

 

Le second point d'inflexion arrive au niveau 6. Après un niveau « d'accalmie » au niveau 5, augmentation de 150 au tour, au niveau 6, on passe à +400…

 

Le niveau 7 = +550 au tour. Il s'agit ici d'un demi-point d'inflexion qui se stabilise au niveau 8, qui est lui aussi à +550.

 

Le troisième véritable point d'inflexion, et le moment choisi par beaucoup pour « s'envoyer en l'air », est le niveau 9. A des blinds 600-1200 ante 200, l'augmentation par rapport au niveau précédent est de 1000 au tour…

 

Bon je suppose que vous avez compris…

 

En connaissant ces moments de ruptures, vous pourrez anticiper les comportements des autres, et ainsi adapter votre stratégie à ceux-ci.

 

Préparation

 

Comme déjà dit plus haut, un tournoi deepstack est un marathon.

 

Préparez-le comme tel, et n'arrivez pas le jour du tournoi sans avoir passé une bonne nuit. N'oubliez pas également de prendre des repas légers, et riches en protéines, et enfin, n'oubliez pas de vous hydrater (H2O préférable au houblon)…

 

Se sentir bien dans son corps est indispensable pour entamer une telle épreuve d'endurance. Et plus vous aurez pris soin de celui-ci, plus vous serez capable de rester concentrer longtemps.

 

Conclusion

 

Il y a encore beaucoup de chose à dire par rapport aux tournois de manière générale. Mais restons-en là pour le moment.

 

J'espère que ce petit article dédié vous aura intéressé, et rappelez-vous qu'il n'est absolument pas interdit de ne pas être d'accord… Le poker c'est aussi de nombreuses et différentes intelligences mises côte à côte, et tous les points de vue sont intéressants.

 


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JUI

PokerNews@PokerStars??

Rumeur or not rumeur... (par Julien Becquart)

Catégorie : Actu & fait divers
Publié le : 25 juillet 2012 - 12:24

Alors que la rumeur concernant le rachat de Full Tilt par PokerStars s'est relativement amoindrie ces dernières semaines, une nouvelle info circulant sur la toile fait état du prochain rachat du plus célèbre média spécialisé (PokerNews), par la Room au Pique Rouge.

 

C'est le très sérieux site, et souvent très au courant, PokerListings qui fait état de cette nouvelle ce matin. Selon eux, le rachat serait grandement facilité par l'actuelle détresse financière de PokerNews. Le Black Friday a eu un effet assez dévastateur chez le média numéro 1, qui a notamment dû se séparer de plusieurs collaborateurs au cours des dernières semaines.

 

L'info est bien entendu à prendre au conditionnel, puisqu'aucun des deux géants n'a confirmé la nouvelle.

 

Néanmoins, il n'y aurait rien de bien surprenant si celle-ci était confirmée. Non seulement PokerStars est devenu depuis le début de l'année le principal annonceur publicitaire du site, mais en plus, cette acquisition correspondrait tout à fait à la politique de croissance du leader mondial du poker online...

 

A suivre...

 

Crédit Montage Photo @pokerlistins.com

 


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JUI

PokerStars fait son clip...

Participez au VIP Music Video (par Julien Becquart)

Catégorie : Pokerstars
Publié le : 24 juillet 2012 - 13:29

La dernière promo noire-jaune-rouge de PokerStars s'intitule: "VIP Music Video". Il doit probablement s'agir d'une première mondiale... Ceci dit, venant de la room au pique rouge, cela n'a rien de spécialement surprenant.

 

Ce tournoi très particulier se déroulera au Casino de Spa le lundi 13 août prochain et aura pour buy-in 110€.

 

Très particulier dans le sens où il mélangera joueurs randoms, célébrités, et autres grands noms du poker. Très particulier également, car durant ce tournoi sera tourné un vidéo clip, destiné à la promotion télévisuelle de la room.

 

Très particulier enfin, car des prix de qualité seront ajoutés au Prize Money du tournoi. Ainsi, le vainqueur se verra offrir l'inscription à une étape de l'European Poker Tour (valeur 5300€). Les runner-up et troisième ne seront pas oubliés, puisqu'ils remporteront chacun une entrée pour le PokerStars Hold'Em Challenge d'automne (Le Poker Belgique Tournament).

 

Pour participer, obligation de se qualifier en ligne. De nombreux satellites sont organisés à cette fin sur la room depuis hier et jusqu'au 5 août. Ces tournois qualificatifs se trouvent dans le lobby, en suivant le chemin "Événements">"Plus">"Spécial".

 

A toute fin utile, il s'agit cette fois bel et bien d'une promotion réservée au belges.

 


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